L’adulte à haut potentiel intellectuel

Si le haut potentiel intellectuel encore nommé « douance » fait l’objet d’une rubrique à part, c’est qu’il ne rentre pas dans le domaine de la pathologie. Néanmoins, les personnes dites « surdouées », « à haut potentiel intellectuel » peuvent parfois se retrouver en grande difficulté psychique et relationnelle, voire développer des troubles psycho-somatiques, de par leurs différences fondamentales de fonctionnement intellectuel et émotionnel.
En effet, les personnes « à haut QI » ne se caractérisent pas juste par un QI supérieur à 130, mais aussi par une personnalité particulière, très créative, souvent « hors norme », dotée d’une sensibilité à fleur de peau, et particulièrement anxieuse. Paradoxalement, on retrouve assez souvent une mauvaise estime de soi dans cette population. L’intensité du décalage avec les autres, et les difficultés à supporter les normes sociales peuvent en faire des individus peu compris, ce qui engendre rapidement la sensation d’être « un extraterrestre » dans ce monde.
Cela peut engendrer des troubles tels que : l’anxiété généralisée, la phobie sociale, une mauvaise estime de soi, etc…
Chez certains, des symptômes plus « spectaculaires » (tels des états de déréalisation transitoire par exemple) peuvent les faire passer à tort pour schizophrènes, bipolaires, ou borderline.
C’est malheureusement ce que j ‘ai constaté au sein des établissements publics de psychiatrie dans lesquels j’ai travaillé : la psychiatrie française souffre d’un cruel manque de connaissance de cette particularité qu’est la douance (il en va de même pour le syndrome d’Asperger qui est dramatiquement méconnu dans le milieu de la psychiatrie française)
Ce florilège de « symptômes » que peut générer parfois la douance est comme l’arbre qui cache la forêt : derrière le symptôme, il peut se cacher un adulte à haut potentiel qui n’a donc pas été diagnostiqué, qui ne comprend pas sa différence et ne sait que faire de ce « potentiel bloqué »…d’où l’importance des diagnostics précoces, mais encore faudrait-il pour cela que les professionnels de santé soient formés.
Je vois la douance comme une « force handicapante » : bien identifiée, tout le potentiel de la personne va pouvoir s’orienter « dans la bonne direction » et l’adulte à haut potentiel aura alors les clés pour se réaliser pleinement. Non identifiée (peut-être par l’absence de diagnostic), l’intelligence de cette personne peut venir quelque part se « retourner contre elle ».
L’anxiété aiguë ou chronique, et le manque de confiance étant des caractéristiques assez courantes chez ceux qu’on appelle affectueusement les « zèbres » (autre nom plus sympathique pour désigner le surdoué), un travail psycho corporel peut s’avérer être un outil précieux.
Sensibilisée de près à la douance, et aux problématiques qu’elle peut engendrer, je propose donc un accompagnement adapté à ces personnalités singulières à travers des outils tels que la conscience corporelle, le travail respiratoire , le massage, le toucher thérapeutique et l’hypnose Ericksonienne. Pour plus d’informations : Les outils thérapeutiques